Parqks Soundscape
Des groupes, j'en ai vu : des tas, des biens, des prometteurs, des nuls, des copies conformes, des uniques, des commerciaux, des putassiers, des passionnés, des autistes, des dieux techniques pas inspirés, et des branleurs au talent à faire pleurer d'envie...
Des groupes, j'en ai vu...en tant que spectateur tout d'abord : lors de festivals et autres concerts géants de grands de l'international, devant des formations de lycéens dans le rade du coin, en passant par le zikos local qui pète son boeuf au détour d'un repas de village, la troupe musicale qui écume son spectacle dans tous les petits théâtres de France, jusqu'aux stars du coin prêtes à passer pro pour leur première tournée...j'en ai vu en tant que juge aussi, à devoir noter des prestations, sélectionner des gens qui mettaient toute leur âme dans un truc, pour parfois un résultat navrant qu'il fallait quand même encourager sur quelque chose, à me retrouver à auditionner des gars dans leur salle de répet, qui vont t'offrir gentiment une bière et discuter avec toi, mais dont tu sais déjà que non, ils ne sont pas prêts pour la soirée que tu monte... et d'autres qu'on a envie de rejoindre sur scène, envie de revoir jouer, qui font envie aussi...j'en ai vu, en tant que passionné de musique et un peu plus, en orga et dans les loges, ou à quelques minutes de monter moi-même sur scène pour offrir une prestation que j'aurais sans doute jugée médiocre à mon tour...
Des groupes, j'en ai vu tant et tant, au point parfois aussi de perdre un peu de cet essentiel qui fait que la plupart des musiciens font ce qu'ils font : l'émotion.
Et bien voilà, Parqks vient de me rapeller pourquoi je fais et j'écoute de la musique.
On dira ce qu'on veut sur la technicité parfois encore hésitante de ce tout jeune combo de trois gars, d'origines très diverses -de lourds passifs poussant du jazz au black underground, grosse expérience ou première vraie formation, etc...-, qui sont là, avec deux guitares et une batterie, un PC en guise de sampler...et roule ma poule ! C'est bien assez...quelques mois à peine de jeu ensemble, et déjà un répertoire complet, cohérent en dépit des difficultés de son genre de prédilection...
Oui, Parqks c'est quoi ? On nous cite le postrock, le shoegaze, l'expérimental...de quoi avoir l'air d'être chiant, surtout quand on voit que les morceaux dépassent allègrement les cinq minutes. Et puis...c'est la surprise.
Dans cette salle de répet dans le bas de Limoges, où on m'explique que le lieu en a vu passer des légendes underground, un local tout pourri mais chargé de souvenirs de la scène alternative française, j'avais été invité à voir la préparation des futurs concerts du nouveau groupe de mon cousin...autant le dire tout de suite : le lien familial ne m'a jamais empêché de tenir des critiques ascerbes, mais connaissant le gars et sa sensibilité, même en sachant que ce genre musical n'était a priori pas le mien, je savais que j'y trouverais bien une part de lui qui me toucherait.
Et c'est là, lové dans un divan pourri une mousse à la main, que monte un son...ils ne se sont rien dit, j'ai du mal à comprendre de quel ampli sort ce truc qui peu à peu envahit lentement l'espace, lointaine guitare ondulant alentour, bientôt rejointe, de plus loin encore, par une seconde, tandis que, peu à peu, un rythme se dégage, la batterie apparaît, la seconde guitare pousse un lead rageur tandis que la première continue à dodeliner doucement, et puis le batteur se lève et commence à jouer avec un des amplis, et lance des coups plus puissants, tandis que les deux autres envoient la sauce comme un cri d'amour...
Et voilà, les heures passent, pas une ligne de chant, juste un grand voyage, chargé d'émotions, de sensibilité...de la musique qui raconte des histoires, qui nous berce et nous raconte des rêves, des balades sur la plage, des nuits d'amour langoureuses, des matins sans sommeil dans les usines abandonnées...Parqks s'exprime en live, saisit son auditeur et l'emmène en voyage, le surpend à chaque seconde et parle à son coeur, tandis que ses musiciens, pourtant portés par leur son, restent là, dans une forme de générosité absolue, à donner un peu d'eux même.
Au delà du rock, des influences, la formation est un trio d'alchimistes bigarrés aux tempéraments complémentaires, qui se retrouvent en cérémonie pour façonner l'essence de sons qui n'appartiennent qu'à eux, chacun venant, de ses petites mimines, apporter au chaudron collectif un peu de son essence à lui, tandis que la marmite bouillonne d'émotions qui se parlent et se répondent...et de ces nuées sonores, la fumée qui se répand nous emporte, nous inspire, nous fait sourire, fait parfois monter une sensations chaude à l'intérieur, nous rappelle les histoires d'amour brisées, et ces élans intimes qui propulsent notre coeur un jour de tempête sur l'océan...
Parqks est un voyage intérieur autant qu'une communion, un ovni dans un genre qui pourtant commence à émerger ça et là...peu à peu, cette nouvelle scène alternative est de plus en plus vivace, et jusque là ne m'avait que peu accroché. Mais là, à l'aune de cette révélation, on a pris ma main pour découvrir de nouveaux univers, d'autres groupes...Parqks est une porte d'entrée vers cette scène : jamais intello, les émotions pures se distillent, se répondent parfois même en effets de couplets ou de refrains, et ne négligent rien de ce côté parfois un peu pop qui rend la musique accessible...
C'est confus, hein ? Parceque faut dire, expliquer ce genre de musique ça vire vite puant ou carrément opaque...alors le mieux, c'est d'aller découvrir; en live, comme y'a plein de dates prévues, ce sera encore mieux...
Et sur la toile, c'est ici :
MYSPACE : http://www.myspace.com/parqks
BLOG : http://parqks.tumblr.com/
FACEBOOK : https://www.facebook.com/parqks#!/parqks?sk=wall
Bonne chance les gars, vous avez trouvé un truc bien à vous, envoûtant, puissant et sensible...vous avez tout ce qu'il faut pour hypnotiser votre public, à vous d'aller à sa rencontre avec votre convivialité et votre humilité. Bravo, et encore merci pour ce moment de rêve: vous avez construit un beau bateau, je vous fais confiance pour choisir les bons courants et affronter l'océan de la scène avec brio...
Regards au travers d'une grille illusoire...
La Petite Fille et le Grand Singe
C'était un matin au zoo-
Une enfant prit l'attention,
Au travers de son cerceau,
D'un grand singe à son balcon.
Il y avait des barreaux,
Des serrures et des gonds,
Un gardien et son bâton,
Une fosse et puis de l'eau.
Et tout ça les séparait :
Lui perché sur une branche,
Elle une main sur la hanche,
Et tout ça les séparait.
Pour parler du grand primate,
Un monsieur lisait tout haut
Tous les chiffres adéquats
Inscrits là sur son panneau.
Sans qu'on y fasse attention,
La si petite acrobate
Eut un rire qui fit date :
Elle riait pour de bon !
Mais tout ça les séparait :
Petite fille un dimanche,
Et grand singe en vie étanche...
Oui, tout ça les séparait.
Et le singe sans un mot,
A son tour lui fit échange
D'un sourire comme écho
A ce tout petit bout d'ange.
Et d'aucun ne vit l'enfant
Comparer sa douce frange
Au poil noir et très étrange
Du primate ébouriffant.
Plus rien ne la séparait
-Comme un lien ou un canal-
De son ami animal,
Car rien ne les séparait !
Lui, perché sur son donjon,
Prenait donc un air royal,
La princesse peu banale
Criant à son attention:
"Identiques nos phalanges !
Plus de cages ni de linges !"
Et sonnaient mille louanges
Dans les yeux du grand singe...
Paris, Jardin des Plantes, Mai 2011
Grandir c'est nul : Part 3
L'autre jour je l'ai retrouvé dans une brocante*, dans son édition originale, celle de la sortie du film, ce gentil Cadonono** qui, de ses longues oreilles et de son museau tout dur que je m'ammusais à cogner partout, a bercé mon enfance***.
Ce truc -enfin son avatar que je trimballais partout- a tout pris dans la gueule: des peintures camouflage pour explorer les arbres du jardin, en passant par les inévitables vomissures dans les virages, jusqu'aux tentatives de saut en parachute du troisième avec des sacs Mamouth...
Le voici tel qu'il devait être lorsque l'on me l'a offert alors je n'avais que quelques lunes de vie derrière moi.
ALORS VOICI MA CONCLUSION :
Quand on est petit et que le monde est tout doux, notre Doudou est un refuge absolu, tendre, toujours présent, et il suffit quoi qu'il arrive à consoler notre coeur. Mais une fois qu'on est grand, on aura beau avoir une peluche, ça ne nous aidera pas à avoir un toit au dessus de la tête, un job, de quoi manger, l'amour qui déborde de l'âme, etc...et en plus, ça devient tout pourri et tout rèche. La preuve en image, avec le vrai que j'ai trainé toute mon enfance durant :
Grandir, c'est nul.
*:le plus drôle, c'est de dénicher un truc pareil à une fête de l'huma de province pour un euro...
**: oui, je sais, son nom est Gizmo...mais comme mes parents n'étaient pas trop irresponsables et que je n'avais que deux ans à la sortie du film, je n'ai eu l'occasion de découvrir sa véritable identité que des années plus tard...ce qui, à n'en pas douter, a eu des conséquences dramatiques sur le développement de mon individualité, et ma perception de la pérennité à donner aux choses...
***: le premier qui fait un parallèle entre le fait que mon doudou fut un monstre et que je peux parfois avoir une nature aussi fantasque qu'un Gremlin, je le mords ! Ou alors faut me filer à bouffer avant minuit...
Pensée du jour...
...que l'on ne porte que pour l'espoir.
Petite bête cachée qui motive nos heures,
L'espérance est un guide à dénicher
au plus profond de ces ravins qui
bordent le chemin tortueux de nos jours.
Slalomant entre les rochers cependant,
On devine au loin une crête,
là haut, si loin,
mais pas hors d'atteinte.
Surplombant les brumes inquiétantes du quotidien,
au delà de cette vallée dont les flancs ne sont que ronces et barrières,
lorsque se dresse l'horizon noir qui délimite l'autre côté des cycles,
On devine bientôt les premiers rayons de soleil qui viendront déchirer la nuit, et inonder notre âme de leur chaleur.
La vie est un cadeau...
...que l'on n'embrasse que pour l'espoir
(Béziers, mai 2011)
Proportions et démesure
Petit coeur,
Petit pois,
Petit lait,
Petit suisse,
Petit Lu,
Petit enfant,
Petit déjeuner,
Non mais c'est qui ces gens qui réduisent
d'aussi bonnes et belles choses ?
A croire qu'ils n'ont jamais connu
Le Grand Amour
(Montpellier, Hiver 2004)
Dénominations
Paulin, Hauru, Vincent, Conrad, Laz, Raphael, Ardil, Chrysale, Auldhil...voilà les noms que j'ai endossés, que l'on m'a donné ces dernières années, parmis d'autres...
Avatars temporaires, identités secrètes, prétextes sociaux ou subtituts imaginaires, défouloirs cathartiques et marionnettes dociles...Tous, ils sont une part de moi, bribes d'indentité éparses dans le flot chaotique d'une mémoire défaillante et la brume d'un passé tant irréel que lointain. Mais, qu'en est-il de celui qu'ils cachent ? Qu'en est-il de celui qui se servit d'eux pour dissimuler son coeur ? Qu'en est-il de Tristan ?
Arcturus is back...
Bon, ben dans la série des reformations qui font plaisir -je pense notamment à The Darkness :on accroche le délire débile ou pas, mais c'est tellement fun...que les voir en live va devenir un objectif-, Arcturus serait de retour pour un festival...
Alors pour ceux qui ne connaissent pas, on aborde un métal expérimental ambiance burlesque ou désaxée, une touche unique et bancale qui...a vu son premier EP sortir dans les eaux de 90 si ma mémoire ne déconne pas trop...Univers riche à découvrir, et ce live magique d'Ad Absurdum mérite d'être vu en entier, parce qu'il est bien représentatif de ce combo très mouvant, et que Vortex au chant, ben juste il est trop cool; et je vous jure que d'être aux pieds de ce gars quand il fait le con du haut de ses deux mètres au dessus de la scène...ben on comprend le pauvre type au fond de sa Normandie -qui ne l'était pas encore du coup !- qui devait se farcir un pillage Viking...Allez, du fun là encore :
Et pour plus d'infos, le wiki est exhaustif...voilà qui ne va, une fois de plus, pas arranger la réputation des métalleux sur terre...faites chier, cons de scandinaves ;-)!
http://fr.wikipedia.org/wiki/Arcturus_%28groupe%29
Pensée du jour, pas toute neuve mais bon...
Dans le fond, nous ne sommes jamais que de gentils petits cachets effervescents : dès la naissance, nous sommes plongés dans ce verre d'eau parfois un peu insipide que l'on nomme la vie; puis on pétille lentement, jusqu'à être totalement dissous.
Kurt Cobain via Neil Young :" It's better to burn out than to fade away"
Voilà, c'est en laissant derrière toi cette image que tu nous as laissés; dans une dizaine de jours, ça fera dix-sept ans. Je connais des gamins, plutôt rares ceci dit, qui n'étaient pas nés ce jour d'avril 1994, mais qui se revendiquent encore de ton héritage...je me fous que les critiques musicaux -tu sais, ceux qui enragent que tu ne saches pas jouer et que t'aies pourtant intégré le 27 Club et sa légende- qui disent que le grunge c'est pas toi, et que t'étais un branleur : parce que le symbole, c'est toi qui l'a porté.
Je suis un enfant du grunge, et peu importe la mode, peu importent MTV et les thèses sur ta mort. Comme beaucoup d'autres, je reste un enfant du grunge, de ceux qui ne démordent pas de cet air glacé du pacifique nord, de ses putains de jours de pluie interminables dans les sapins noirs, le cul posé sur un vieux Marshall avec la bière qui mousse sur les Converse -bon, ok, moi c'était et ça reste les Docs-...Ces putains de Converse, qu'on ressort vingt ans plus tard dans une mode stérile pour petits cons bien lisses, ces gamins qui sont de droite à quinze ans dans leurs futs slims ou leurs jeans pré-déchirés par d'autres adolescents à l'autre bout de la Terre, et qui te parlent de leur avenir dans les affaires, de mérite et de Rolex. J'espère bien qu'il n'y a aucun paradis, que tu ne puisse pas les voir déblatérer leur néo-rock bien lisse et sans questions plus contestataires que leur parents qui refusent de leur payer un I Pad...j'espère que tu ne peux pas les voir, avec leur démarche à la con qu'ils passent des heures à pomper en matant les concerts des Doors sur YouTube, en s'imaginant que Morrisson avait naturellement cette façon très "classe" de déambuler sur le monde.
Je reste un enfant du grunge, d'un état d'esprit déchiré qui ne sait plus comment remplir les jours trop vides d'une époque trop fade...
Je fais ce que je peux pour rester un enfant du grunge, tandis que s'amorcent au loin les horizons d'un avenir cousu de sa destruction à venir.
Et quoi ? On fait quoi quand l'essence de cet héritage se dilue dans le désintérêt absolu d'un monde perdu d'avance, quand tout ce à quoi on espérait croire est légué d'un coup de fusil dans la gueule ? Est-ce parce que tu te fous en l'air que tu crois être libre de ton geste ?
Et quoi ? Dis-moi ce qu'on va bien pouvoir foutre de cet héritage là ! J'ai commémoré les cinq, les dix et les quinze ans de ton départ...et aujourd'hui, je réalise que j'ai dépassé l'âge que tu avais le jour où il t'a semblé que la seule chose réellement sensée à faire était de coller un canon sur ton visage, d'appuyer là où il fallait, et de laisser la poudre faire le reste ?
J'ai le même âge maintenant; plus un an...Et quoi ? J'en ai fait quoi, de cette année en plus ? Quand tu l'as fait, moi qui étais si jeune, je savais déjà que je voulais vivre plus, vieillir, avoir des petits enfants...Et quoi ? J'ai 28 ans, toujours un pied dans l'adolescence au grand dam de mon entourage, mais quoi qu'il m'en coûte de l'admettre je reste un vieux grungeos à l'aube de la trentaine. Et quoi ! J'ai mon taf, mes proches, mes rêves en cartons qui prennent la poussière et ma guitare qui me gueule que je la délaisse; rien n'est dans le bon sens...
Alors quoi ? On en fait quoi de tout ça, hein, qu'est-ce que t'en dis Kurt ? Tu regrettes ? Moi, pas tant, parcequ'au moins, tu me dis chaque jour que le soleil que j'ai vu se lever ce matin, c'est toujours un jour de plus que toi...Tu laisses du monde derrière toi, une génération un peu à part, sans doute la dernière en date à avoir une vraie idole de la grande histoire du rock...
Dans quelques jours, ça fera dix-sept ans qu'on ne sait plus comment rêver, et trop longtemps que les saturations pourries vendues en magasin ne sont plus le fait de bricolages du dimanche, mais des produits finis sortis d'usine. T'as rien raté, cette société est pire, et j'te jure qu'il faut en vouloir pour aller y trouver de belles choses...Mais ouais, tu me rappelles chaque jour combien j'ai quand même envie de vivre, en dépit de tout...mais vivre autre chose que ma bouse quotidienne; et ça, c'est à toi que je le dois. A ta santé mec, et merci encore...
Errances...
Le flot des jours déverse le trop plein de ses émotions mutiques, envahissant de rage la moindre fêlure, et rabottant comme dans un éclat de rire les bords élimés d'une conscience rendue à la chair minérale...
Peu à peu, l'invasion se fait plus grandissante de ces doutes et de ces craintes qui glissent en trombe au plus profond de mes vaisseaux...ah, le doux soulagement des instants d'éternité qui ponctuent la seconde infatigable où tout l'univers se concentre sur un point de lumière, là où l'essence d'un détail aussi infiniment précieux qu'anodin vient embaumer de sa chaude enveloppe les âmes endolories ! Ah, la joie sereine et blanche ! Ah, le coeur fragile !
Bruissement impromptu de la vague au fond des tripes, le monde vomit sa haine, et je creuse le vent de mars à la recherche de pépites en bourgeons.
Puissent les heures, les jours, les semaines et les mois, achever la quête nouvelle de ces broutilles si précieuses qui posent une à une des barreaux sur l'échelle des temps meilleurs ! Car lentement, malgré les errances, les regrets et les craintes, la houle noire estompe sa colère et me laisse entrevoir, à la surface des promesses printanières, par delà les boues destructrices des mois passés sous la bannière de la la trahison et du mensonge, le halo délicat d'un soleil qui brille alentour...courage cher moulin oublié, raffermis tes pierres et laisse l'orage passer, car la bourrasque réduit le chant de ses trompettes sauvages, et les berges de ta vie seront à nouveau libérées...tiens bon ! Et si cela peut te donner du courage, remplis ton coeur des fleurs à venir qui viendront parsemer de leurs tendres couleurs le tapis ondoyant des herbes hautes qui danseront à nouveau à tes pieds...








