P050910_18L'autre jour je l'ai retrouvé dans une brocante*, dans son édition originale, celle de la sortie du film, ce gentil Cadonono** qui, de ses longues oreilles et de son museau tout dur que je m'ammusais à cogner partout, a bercé mon enfance***.


Ce truc -enfin son avatar que je trimballais partout- a tout pris dans la gueule: des peintures camouflage pour explorer les arbres du jardin, en passant par les inévitables vomissures dans les virages, jusqu'aux tentatives de saut en parachute du troisième avec des sacs Mamouth...

 


Le voici tel qu'il devait être lorsque l'on me l'a offert alors je n'avais que quelques lunes de vie derrière moi.

 

ALORS VOICI MA CONCLUSION :

Quand on est petit et que le monde est tout doux, notre Doudou est un refuge absolu, tendre, toujours présent, et il suffit quoi qu'il arrive à consoler notre coeur. Mais une fois qu'on est grand, on aura beau avoir une peluche, ça ne nous aidera pas à avoir un toit au dessus de la tête, un job, de quoi manger, l'amour qui déborde de l'âme, etc...et en plus, ça devient tout pourri et tout rèche. La preuve en image, avec le vrai que j'ai trainé toute mon enfance durant :

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Grandir, c'est nul.

 

 

 

 

 

 

 

*:le plus drôle, c'est de dénicher un truc pareil à une fête de l'huma de province pour un euro...

**: oui, je sais, son nom est Gizmo...mais comme mes parents n'étaient pas trop irresponsables et que je n'avais que deux ans à la sortie du film, je n'ai eu l'occasion de découvrir sa véritable identité que des années plus tard...ce qui, à n'en pas douter, a eu des conséquences dramatiques sur le développement de mon individualité, et ma perception de la pérennité à donner aux choses...

***: le premier qui fait un parallèle entre le fait que mon doudou fut un monstre et que je peux parfois avoir une nature aussi fantasque qu'un Gremlin, je le mords ! Ou alors faut me filer à bouffer avant minuit...