Ah, l'ancienne mode des feuilletons, ces histoires à épisodes qui autrefois jonchaient les quotidiens d'une presse papier vivace et  riche ! Les temps ont changé, l'époque froissée du vieux canard meurt lentement, et les scribouillards du dimanche subsistent. J'ose prétendre un peu en faire partie, quand j'ai le courage de travailler et de ne pas tout brûler derrière...ce qui est rare en fait.


Chambre_des_enfants
L'avantage aujourd'hui, c'est qu'avec des outils comme les blogs, on n'est plus soumis au bon vouloir d'un rédacteur en chef; et même si d'aucuns prétendent que cela permettait au moins de filtrer un peu le contenu, notons que Les Mystères de Paris est aujourd'hui un feuilleton de presse pourtant à grand succès à son époque, oublié de tous ou presque*; et que les frères Goncourt étaient de bien mauvais écrivains...donc, on s'en fout.
Exercice difficile s'il en est que la nouvelle; comme s'il n'était déjà pas assez compliqué d'aligner trois phrases d'une manière qui nous convienne, à défaut de convaincre les autres...mais bon, l'espace numérique est libre et peuplé d'écrivains incapables de gérer convenablement la différence entre un participe passé et un infinitif; alors pourquoi ne pas publier ici, entre autres divagations, une petite histoire ? C'est mon blog à moi, je fais ce que je veux d'abord !

Le Baldaquin est une vielle breloque que je traîne depuis quelques années, de ces idées qui vous hantent sans relâche du jour où elles sont nées en vous, sans que jamais vous ne parveniez à en tirer quelque chose. C'est une nouvelle légère à l'eau de rose un peu bizarre et sale où il est question d'amours un peu particulières, de paranoïa, de séquestration et de tranquillisants. Le pitch formel est un parfait prétexte à la publication en épisodes, comme vous le verrez, au travers de petites choses toutes simples communément reconnues comme romantiques, sinon relevant de jolis stéréotypes amoureux. Reste que l'enfer, c'est les autres, qu'il est pavé de bonnes intentions, et pire encore, peuplé de gens pathologiquement normaux comme vous et moi ...affaire à suivre donc !


* : ok, à l'exception de ceux qui ont connu leur adaptation télévisuelle à l'ORTF - ah ouais, l'ORTF a été dissout en 74, au temps pour moi : l'adaptation est de 80, mais il est vrai qu'entre temps il y avait eu une dizaine de films. Bon, et puis pour les Goncourt, je sais, c'est méchant, mais je n'arrive pas à comprendre comment, à une époque où tant de gens écrivaient d'aussi belles et brillantes histoires, certains suivaient les publications plates et maladroites de ces gars là; Dieu merci, la postérité n'a retenu que le prix dont ils sont à l'origine...mais on laissera chacun libre de faire l'amalgame entre la médiocrité de leur œuvre, et les négociations de vendeurs de tapis délibérations objectives des responsables commerciaux des différents éditeurs très raisonnables et légitimes membres du jury.